Mon enfant est un petit mangeur!

L’alimentation est souvent une source de préoccupations pour les parents, il mange trop, pas assez, pas assez varié, il met trop de temps, ne mâche pas assez… il y a un bon nombre de motifs pour s’inquiéter. Comment pourrait-on l’accompagner lors des moments difficiles?

 

Le repas est un sujet qui me touche particulièrement. J’ai appris à aimer manger vers 25 ans. Avant, mon alimentation était constituée principalement de pâtes, de steak haché, de pommes de terre, de pain, certains fromages, et c’était à peu près tout. C’était vraiment un problème, tant sur le plan de la santé, vous imaginez bien, mais aussi au niveau de la socialisation. Une adulte dont ses repas principaux sont constitués de coquillettes au beurre, ça fait un peu désordre au restaurant. La vue d’un morceau de tomate ou  la texture d’une courgette dans un plat me donnait des hauts le cœur, et encore aujourd’hui je me sens mal rien qu’à voir ou sentir certains aliments. Je ne mangerai pas un plat si je sais qu’un champignon ou un poivron l’a touché par exemple (simple quand vous passez une commande de pizza collective!). Entendre les réflexions habituelles, « tu es difficile », « tu vas être malade », « tu devrais être plus grosse avec ce que tu manges », ont fait que manger ailleurs que chez moi a été un supplice pendant des années.

Heureusement, les aléas de la vie m’ont permis depuis quelques années de goûter de nouveaux aliments régulièrement et de plus en plus facilement, de commencer à en apprécier certains, mais surtout d’apprendre à aimer cuisiner. Aujourd’hui, je suis toujours loin de manger de tout, mais je mange enfin équilibré et « comme une adulte », c’est-à-dire sans le besoin de mixer et avec de la « couleur » dans les plats. A la naissance de mon fils, je n’avais vraiment pas envie de lui transmettre mes « phobies alimentaires » comme on les a nommées pendant des années. J’ai beaucoup cuisiné au moment de la diversification, et je continue encore aujourd’hui au maximum. Je lui ai même préparé des petits pois dont je ne supporte toujours pas l’odeur, pour vous dire! J’avoue qu’en même temps, je ne peux pas manger non plus des plats préparés, donc ce n’est pas vraiment un choix.  Mon fils a, comme tous les enfants, traversé des périodes où sa principale alimentation était constituée de peu d’aliments. Mais maintenant, à trois ans, il mange relativement varié (sauf qu’il déteste le fromage, rien à faire!) et avec plaisir (« chouette, des brocolis! », et oui, c’est vrai!). Ce qui ne veut pas dire que cela ne pourrait pas revenir. Pour cela, nous avons mis en place quelques astuces et stratégies que j’ai envie de partager avec vous.

 

 

Ne pas forcer

La néophobie alimentaire représente une phase normale et transitoire du développement de l’enfant qui se manifeste habituellement vers l’âge de 2 ou 3 ans et qui s’atténue avec le temps. En ne forçant pas l’enfant et avec une exposition répétée aux aliments, la sélectivité alimentaire peut être surmontée. Instaurer un rapport de force pendant le repas peut causer des problèmes à long terme et peut impacter sur le bien-être de toute la famille. Alors, si votre enfant ne perd pas de poids et ne semble pas affaibli, détendez-vous. L’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un seul repas, mais sur la semaine ou plus.

Comment l’aider:

  • Votre enfant est le seul à connaître sa faim, l’écouter lui permettra d’apprendre à se réguler de façon autonome. « Une dernière cuillère » n’est donc pas utile et ne servira qu’à contenter les besoins de l’adulte. De plus, il ne fait pas les courses et ne choisit pas le repas. Il n’a peut-être juste pas envie de ce que vous lui proposez à cet instant.
  • Il a été démontré qu’au bout de huit expositions, les aliments rejetés seront normalement plus facilement acceptés (Maier A, Chabanet C, Schaal B, al, 2007). N’abandonnez donc pas au bout de 2/3 présentations et continuez à lui proposer régulièrement, mais espacé dans le temps de quelques jours.
  • « Une cuillère pour goûter » sera contre-productif, car l’enfant peut découvrir l’aliment avec ses autres sens (visuellement, en le manipulant) avant d’accepter de le goûter. Laissez-lui le temps de s’y habituer, il le goûtera peut-être après une dizaine de fois, mais l’envie viendra ainsi d’elle-même.
  • Utilisez des assiettes à taille d’enfant et ne servez pas trop. En effet, nous pouvons avoir tendance à donner des portions trop grandes à nos enfants, en oubliant qu’ils ont des besoins différents des nôtres. Une assiette trop garnie pourrait le décourager.

 

Laisser explorer

La découverte de la nourriture se fait par toutes les entrées sensorielles. Le goût n’est donc pas le seul sens de découverte, ils sont tous stimulés pendant le repas, même ceux auxquels on pense le moins. L’odorat évidemment, mais aussi le toucher (texture, température avec les mains mais aussi dans la bouche), la vue (couleur, forme), la proprioception (la pression et les mouvements de la bouche lors de la mastication) sont des exemples parmi d’autres. De nombreuses compétences sont sollicitées, dont la coordination œil/main (porter la fourchette à la bouche), la dextérité fine (piquer avec sa fourchette), les praxies (comment utiliser une cuillère, se servir un verre). L’enfant va donc apprendre en imitant, mais également en expérimentant.

Comment l’aider:

Faîtes parler votre âme d’artiste!

  • Proposez-lui des couverts adaptés à son âge, même un couteau à bout rond quand il commence les morceaux (je vous en avais déjà parlé dans l’article des astuces Montessori pour améliorer le quotidien). Il aura sans doute une manière assez originale et relativement salissante de les utiliser au début, mais par imitation et par expérimentation, il y arrivera de mieux en mieux.
  • Assurez-vous qu’il soit assis confortablement avec les coudes au niveau de la table. Vous pouvez également mettre un petit tabouret sous ses pieds pour plus de stabilité lorsqu’il n’aura plus de chaise haute.
  • Préparez de la nourriture qu’il peut manger avec les doigts. Pour l’entrée par exemple, pourquoi pas proposer les crudités sous forme de bâtonnets au lieu de les râper.
  • Laissez-le finir avec ses mains. Parfois, l’effort demandé pour piquer est tel que l’enfant abandonne en cours de route ses couverts. Plutôt que du lui donner vous-même, laissez-le se débrouiller seul, surtout si lui le préfère.
  • Faites des assiettes colorées. Si vous avez une âme artistique, faites un dessin avec les aliments. Un repas peut aussi être ludique!
  • Proposez différentes textures et le même aliment sous différentes formes. Laissez de plus en plus de morceaux dans les purées par exemple, ou bien donner des fruits en morceaux pour le dessert.

 

Cuisiner et manger avec son enfant

Le repas est un moment convivial où chacun se retrouve autour de la table. Il est dommage de faire manger les enfants à part. En effet, la routine des parents a une influence de premier ordre dans les habitudes alimentaires des enfants qui développent celles-ci aussi par imitation. Passez du temps avec lui, en préparant et pendant le repas peut vraiment l’aider à mieux manger.

Comment l’aider:

  • Faites participer votre enfant à la préparation du repas dès le plus jeune âge. Laver les légumes en grimpant sur un marche-pied, appuyer sur le bouton du robot, mélanger la pâte du gâteau, il y a plein d’opportunités pour l’enfant de participer ou du moins d’observer. Nommer les aliments, présentez-les lui afin d’enrichir son vocabulaire et pour qu’il puisse apprendre à les reconnaître.
  • Pas de pression! « Finis ton assiette si tu veux un dessert » présente celui-ci comme une récompense au détriment du plat principal. Ou bien « encore 3 cuillères et tu pourras sortir de table » poussera l’enfant à manger plus qu’il n’a faim. Le chantage est vraiment à proscrire de la table car il risque d’induire de mauvais comportements alimentaires.
  • Éteignez les écrans. La télé en bruit de fond peut être agréable pour les adultes, mais elle est une grande source de distraction pour les enfants. De plus, le repas peut devenir un moment convivial, ou chacun raconte sa journée plutôt que de regarder un programme que de toute façon nous pouvons regarder en replay assez facilement maintenant. Profitez de ces moments en famille!
  • Il n’y a pas d’ordre pour les aliments. Je me rappelle quand j’étais petite de plateaux repas avec tout déjà préparé dessus, j’adorais ça! Pourquoi ne pas proposer le repas complet et le laisser choisir ce qu’il mangera en premier?
  • Un enfant peut rester peu de temps assis, il a besoin de bouger. Lui demander de rester à sa place tout le repas peut être très difficile pour lui, autorisez-le à aller chercher le pain par exemple, et limitez le temps de repas.

 

Ne pas faire d’autres repas

C’est la partie difficile pour notre cœur de parents, car on a peur de le voir sortir de table le ventre vide. Nous avons donc la tentation de lui faire son repas préféré un peu trop régulièrement. Le problème est que si votre enfant n’est plus exposé à de nouveaux aliments, il n’aura plus l’occasion de les découvrir et risque de les exclure de manière plus ou moins définitive.

Comment l’aider:

  • Proposez un aliment nouveau à la fois avec d’autres qu’il aime déjà. S’il ne veut pas y toucher, aidez-le à le mettre à part dans l’assiette ou enlevez-le avec lui.
  • Soyez honnête, dites lui dès le départ ce qu’il y a dans son assiette. Camoufler peut vous paraître une bonne idée à première vue, pour lui faire manger des légumes par exemple, mais l’objectif étant de lui apprendre à aimer cet aliment, il sera plus dur d’y arriver car il ne saura pas le reconnaître ni visuellement, ni par le goût.
  • Même si il n’a pas touché à son assiette, proposez-lui un dessert. Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas faim, juste qu’il n’a peut-être pas envie de ce plat à ce moment là. Le dessert fait partie intégrante du repas et est aussi important que le plat. L’enfant peut aussi volontairement se limiter afin de se laisser une place pour celui-ci et ce n’est pas grave. Ça ne nous arrive aussi!
  • Si vous souhaitez ponctuellement manger un plat complètement inconnu de l’enfant mais qui vous fait plaisir ou que vous savez qu’il n’aime définitivement pas malgré de nombreuses présentations, vous pouvez lui préparer un plat différent pour lui, de façon occasionnelle.  Si vous faites une raclette et que votre enfant n’aime vraiment pas le fromage par exemple (chez nous, le fromage est proposé chaque semaine, et mon fils n’a jamais voulu y goûter par exemple), lui faire un petit repas plaisir pour lui aussi à côté, cela lui montrera que vous tenez compte de ses goûts.
  • Laissez à disposition des collations saines en dehors des repas. Les enfants ont parfois un creux avant de passer à table, ou juste le besoin de mâchouiller. Au lieu de provoquer la frustration de savoir des gâteaux dans le placard et lui interdire, laissez des fruits et légumes accessibles, voire des petits biscuits qu’il peut manger entre les repas.
  • N’interdisez rien. A l’extérieur, vous voyez souvent des enfants se jeter sur un paquet de chips ou des gâteaux au chocolat. Vous avez donc peut-être décidé de complètement le bannir de la maison. Le problème est que lorsque l’enfant se trouvera en présence de cet aliment, il en aura tellement envie qu’il aura du mal à se limiter. Alors, de temps en temps, autorisez un peu de nourriture peut-être moins saine mais qui fait plaisir afin de limiter cette frustration et ne surtout pas en faire un aliment « interdit ».

 

J’espère vous donner quelques pistes de réflexions afin d’accompagner votre enfant dans ce moment qui peut-être vraiment difficile moralement et source de conflits. Choisissez votre « combat ». Même si votre enfant mange peu, vous ne pouvez pas être sur tous les fronts. Réfléchissez à ce qui est vraiment important pour vous, selon vos valeurs et votre culture, et lâchez prise sur le reste. Cela vous permettra de rétablir une ambiance sereine et de traverser ces périodes avec moins de difficultés.

Si cette phase perdure dans le temps, si votre enfant à d’autres troubles associés ou perd du poids, parlez-en à votre pédiatre ou médecin traitant. Il vous orientera vers le professionnel approprié. 

 

Et pour vous, comment c’est passé cette période? Quelles ont été vos astuces pour aider votre enfant à manger? A-t-il toujours des difficultés? Dites-le moi dans les commentaires!

 

* Cet article contient des liens affiliés.

 

Sources et pour aller plus loin:

Encyclopédie sur le développement des jeunes enfants

Oralité alimentaire verbale

Nos petits mangeurs

Mise à jour le 7/03/2017

34 thoughts on “Mon enfant est un petit mangeur!”

  1. Coucou !
    Moi aussi petite je ne mangeais pas beaucoup, voir même rien du tout le soir pendant des années. Ma mère ne m’a jamais forcé comme tu le mentionnes c’est super important de ne pas le faire je pense, je l’aurai mal vécu.

    1. En effet, ça fait partie de mauvaises croyances éducatives de forcer, et au final, on obtient rarement le résultat escompté! Ta maman a très bien géré 😉

  2. Plein de supers conseils 🙂 J’ai la chance d’avoir un p’tit mec plutôt facile, mais il a des périodes où il mange moins et effectivement, je ne le force pas. Je lui permets aussi de manger avec ses doigts (propres!) quand il veut et peut (le riz avec les doigts bof bof)…je trouve que le toucher est important, dans la mesure du possible! En tous cas, bravo d’être passée par dessus ton dégoût pour cuisiner, et si ton loulou mange de tout, ça a payé, tu peux être fière de toi!

    1. Ça se gère le riz avec les mains avec un bon tablier et un balai à proximité ^^ J’ai vraiment pris conscience de mes difficultés avec mes troubles alimentaires en écrivant l’article, c’est fou! Mais oui, maintenant, c’est plus ou moins rentré dans l’ordre, et surtout, j’ai fait mon possible pour en protéger mon fils 🙂

  3. la mienne a 3 ans et ça s’améliore nettement, elle a eu une période où elle ne voulait rien manger et là elle finit ses assiettes même des choses qu’elle n’appréciait pas particulièrement, ça évolue… et je suis d’accord, la télé est une distraction, chez nous elle la regarde très peu, on l’allume que rarement quand elle nous demande un dessin animé et c’est très bien j’aime l’occuper autrement et tu as raison les repas en famille c’est hyper important. La mienne est elle une dingue de fromage tout y passe du roquefort au munster, j’essaye de ne pas être dégoûté devant elle mais beurk 😉

    1. Oh, comme je t’envie! J’aime tellement le fromage que ça me frustre qu’il n’aime pas ça… Mais bon, il a 3 ans ses gout vont encore changer! (ou pas :p) Sinon, on n’a pas la télé, on doit se connecter via l’ordinateur ce qui facilite grandement les choses!

    1. Moi aussi, aller au restaurant m’a vraiment éveillé à la curiosité et je mange mieux depuis quelques années surement grâce à ça!

  4. Je n’ai jamais eu de soucis avec mes enfants par contre ma nièce était dans ce cas là et ce n’était pas évident quand elle venait en vacance à ma maison. On essayait toujours de rendre le visuel joli en espérant que cela lui donne envie d’y goûer. ^^

    1. Ta nièce a une tata cool 🙂 quand on est qualifié de « difficile », tous les repas peuvent devenir des moment difficile. Bien joué pour avoir rendu ces moments ludiques!

    1. Merci de ton commentaire! Cuisiner c’est vraiment un plaisir à faire découvrir, je compte mettre sur le blog quelques recettes à faire avec les enfants 🙂

  5. Je découvre ton blog grâce au groupe Café des Blogueuses. En l’occurence cet article me touche directement, car mon fils de 2 ans et 4 mois est en pleine période de « néophobie alimentaire » (terme que j’ai appris à la lecture de ce blog!!). Ca me désole un peu de ne le voir manger quasiment que des pâtes, du riz …. Moui qui adore manger, et de tout !! Pour autant cela ne m’inquiète pas plus que ça, je pense que c’est effectivement une passade et qu’en lui proposant régulièrement d’autres goûts, il va progressivement s’ouvrir à d’autres aliments. C’est plus compliqué du côté de mon mari, qui a une peur irrationnelle du retard de croissance. Les repas sont donc conflictuels ! Merci pour toutes ces astuces qui vont nous aider à comprendre et gérer cette phase, et bravo pour le blog; je m’abonne car je sens que je vais y trouver de bons conseils !!

  6. Merci de ton commentaire et de ton abonnement! Il y a beaucoup de croyance autour de l’alimentation, tu fais bien en tout cas de ne pas t’inquiéter! Fais lire l’article à ton mari, ça va peut-être le rassurer lui aussi! 🙂

  7. J’ai aimé votre article. Mon enfance sa a été pareil que la votre, c’est une fois seul, que j’ai pris le goût aux aliments et essayé de nouvelles choses.
    Aujourd’hui, j’ai une petite fille et d’adore faire à manger pour elle et pour moi… Elle a un bon apétit, elle m’aide a confectionner certains repas et je lui propose toujours de goûter de tout.
    Jusqu’à maintenant, elle rejète très peu d’aliments.
    Bisous

    1. Merci de ton commentaire! Cuisiner avec aide vraiment beaucoup! Mais c’est vrai que faire apprécier quelque chose que toi même tu n’aime pas n’est pas une tâche simple 😀

  8. Hello!

    Ma fille est passée par cette phase mais plus particulièrement lors de ses poussées dentaires!
    En revanche, elle préfère les aliments sans sauce… Et ça c’est parfois embêtant car l’on est obligée de lui faire un plat uniquement pour elle….

    Merci pour ton article très intéressant la belle!

    xx
    Sarah
    http://ladyzorro.fr

  9. Bonsoir.
    Ma fille a 9 ans est ne mange quasi rien. Où en purée très très mixé elle mange du pain dès pain au lait dès compote est yaourt est c est tout!!!!
    LES repas sont vraiment pas simple!!! Et à la cantine elle mange comme elle dit le pain et l eau !!! Très compliquer
    J espère que ca va vite se résoudre avant 25 ans!!!
    Bien cordialement

    1. Bonjour Virginie, merci de votre commentaire!
      Votre fille a été évalué au niveau de sa nutrition par un professionnel? Sinon je vous recommanderai de vous orienter vers un orthophoniste ou un ergothérapeute spécialisé en intégration sensorielle qui pourra peut-être aider votre enfant.
      J’espère que vous trouverez ensemble des solutions!
      Bon courage <3

      1. La piste de l’intégration sensorielle est donc vraiment à envisager, parlez-en à votre pedopsy il devrait connaître ou du moins se renseigner 🙂

  10. Un article bien complet qui me permet de relativiser sur l’appétit de mes enfants qui est souvent yoyo, les difficultés à aimer tout ce qu’on peut leur proposer.
    je me dis qu’au final ça viendra avec le temps.

    1. Ils mangent ce qu’ils veulent et ne peuvent pas choisir, c’est compliqué! Jouer est le meilleur vecteur d’apprentissage tu as raison 🙂 Merci de ton commentaire!

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